Un an

Celui où le temps filait

Le temps est une chose relative, lent à périr en DPO, rapide comme l’éclair une fois le Graal hurlant gigotant dans les bras. Et j’en aurais des choses à dire, sur ce Graal adoré adorable, ce petit être dont je suis tombée éperdument amoureuse, cette petite boule d’amour qui se blottit dans mes bras en murmurant « mamamamama ».

Ça fait des mois que je ne vous ai pas donné de nouvelles et pourtant j’ai quelques brouillons en cours de rédaction : « 3 mois », « 4 mois », « 6 mois », « 9 mois in, 9 mois out », la liste est longue 🙂 Pourquoi ce silence alors ? Parler de son enfant, en particulier sur un blog PMA (mais pas que) est un exercice périlleux qui demande un sacré sens de l’équilibre. Ne pas trop s’étaler ni sur le bonheur (immense), ni sur les difficultés (négligeables par rapport à la douleur de l’attente), ni sur les progrès de ma mini-Biquette (de toute façon, pour reprendre les mots d’une copinaute ex-pmette, « ma fille est un génie » ou pas ou ceux de mon papa qui l’appelle « le bébé pour les nuls » merci pour nous). Au final, ça ne laisse pas beaucoup d’espace à l’écriture et dans mon cas, les pages blanches se suivent et se ressemblent DUH. Demain, ma petite puce fêtera son premier anniversaire. A cette occasion, promis, je finis cet article, et tant pis si je me casse la gueule.

Elle

Yeux

Reste une toute petite puce (malgré un poids de naissance du gigot plus qu’honorable). L’ONE (office nationale de l’enfance) nous a un peu embêtés mais ils semblent à présent avoir compris Alléluia qu’elle suivait son petit bonhomme de chemin et était en pleine forme.

A appris à remettre sa tétine seule Alléluia Bis (depuis longtemps déjà, mais je remercie encore le ciel tous les jours pour cet apprentissage) et c’est magique pour son notre sommeil. La tétine, d’ailleurs, n’est plus utilisée que pour la nuit et les siestes. Le reste du temps, elle « fait dodo ».  Ma fille est un génie crédule et naïf, j’en profite tant que ça dure 😀

Parle presqu’autant que son père et faut le faire. La plupart du temps, ça ressemble plus à du chinois, voire du klingon qu’à du français. Les premiers (et seuls) mots intelligibles furent, dans l’ordre, « Ka » (chat), « mam mam » (miam miam – j’ai failli me faire avoir pour celui-là, avant de réaliser qu’elle ne le disait qu’en mangeant) et « mama » Alléluia Ter. Ça vous donne une idée de l’ordre de priorité de cet estomac sur patte enfant peu reconnaissant. Le mot du moment est « kunga ». Il nous manque encore le traducteur…

Veut goûter tout ce que je mange. N’aime pas le chocolat. Aime la choucroute.

A une technique de 3 pattes, pas de 4. A fait ses premiers pas bipèdes en se tenant sur des cartons de vins 😀

Adore les comptines. Longtemps, nous avons cru qu’elle faisait le signe « au revoir » hors contexte, avant de comprendre qu’il s’agissait des oreilles de lapin de la chanson « p’tit lapin plein d’poils ». Eurêka ! Si vous connaissez une comptine avec un geste qui ressemble de près mais probablement de très très loin à buzzer de manière répétitive, n’hésitez pas à vous faire connaître.

Est pré-inscrite à l’école maternelle, en immersion anglais au grand dam de ma BF. Il paraît que des parents inscrivent leurs enfants à la maternelle (maternelle !!!!) dès le TG+ #IlsSont5Sur6

Est un enfant heureux et épanoui, c’est tout ce qui compte.

 

Votre chère serviteuse

chèvre

Est une maman heureuse, et plus encore

A repris les kilos perdus post vêlage exit le bikini à tout jamais

Prend plaisir à jouer à la poupée 😀

A le cœur qui continue de se serrer lors des annonces de grossesses facilement obtenues #CEstTropIInjuste

Continue à vous suivre, sans toujours prendre le temps / oser commenter  #CopinauteEnCarton

Aligne les J1 en l’absence de tout contraceptif.

Cassera la gueule au prochain qui lui dira qu’un deuxième c’est plus facile

Cassera la gueule au prochain qu’elle entendra dire qu’il faut profiter avant d’avoir des enfants, encore entendu récemment a presque cassé la gueule au BF fautif mais s’est retenue car à côté de ça c’est un chouette gars

Pense négocier un bilan hormonal avec sa généraliste  passke les cycles de 23 jours, ça la flippe b@rdel de c*l

N’oublie ni son passé ni son possible futur. Est impliquée plus que jamais (mais peut mieux faire) dans la cause de l’infertilité. Je vous en reparle plus en détails prochainement. Amies Belges, préparez-vous ! 😉

Est super en retard #EuphémismeDuJourBonjour sur l’envolée de cartes de vœux mais ne vous oublie pas, promis !

 

1001 choses à dire à une infertile

Celui où je (me) posais 1001 questions 

Ces derniers temps, la PMA refait surface dans ma vie, pas de façon directe (je reste une indécrottable psychoteuse) mais dans mon entourage. Face aux épreuves et échecs, je ne sais pas toujours quoi (ne pas) dire ou (ne pas) faire. Mon petit parcours me donne quelques pistes mais l’entourage d’un couple en parcours d’AMP n’a souvent pas cette expérience (#heureusement  #5couplessur6).

Je propose donc pas un défi, mais un thème d’article. L’idée est d’écrire ce que vous auriez souhaité /souhaiteriez entendre, ce que vous aimeriez/ auriez aimé qu’on vous propose pour vous aider à traverser l’attente et les épreuves. Si nous choisissons des titres parlant, nous pouvons espérer que nos articles se retrouvent entre les mains de fertiles à la recherche des mots et gestes pour accompagner leurs amis moins chanceux.

Dans la tête de la Biquette

Nous avons plus que probablement chacune nos sentiments et nos besoins dans ces moments difficiles. Les filles sur la twitto ont déjà partagé avec moi pas mal de conseils et idées. Voici ma petite opinion personnelle sur la question.

J’ai la chance d’avoir eu un parcours court avant d’obtenir mon graal. La période la plus noire pour moi aura été l’après opération. Je pensais qu’on me dirait que j’étais réparée et dès lors « (re)devenue fertile » ce qui fut loin d’être le cas.  À ce moment-là, j’avais avant tout besoin d’oreilles ouvertes et compatissantes. C’est certain que l’AMP était un chemin plein d’espoir mais je n’étais alors pas prête à l’entendre. Je devais d’abord faire le « deuil du bébé couette ». C’est à ce moment-là que j’ai commencé à consulter une psychologue spécialisée dans l’accompagnement des parcours d’AMP. J’avais besoin qu’on reconnaisse mes sentiments et ma douleur, qu’on me rassure sur la normalité de ce que je ressentais. J’avais besoin qu’on me conseille de me protéger en évitant les évènements douloureux pour moi, sans culpabiliser. De mon entourage, j’aurais eu besoin de cette compréhension aussi. Concrètement, j’aurais aimé que les personnes au courant de notre situation prennent régulièrement des nouvelles, tout en comprenant mes absences et mes silences.

A cette période, voici ce que j’aurais voulu entendre :

  • Coucou, comment vas-tu ? Tu tiens le coup ? tout simplement J
  • Je ne peux pas comprendre ce que tu vis mais je suis là si tu as besoin
  • Je ne sais pas quoi te dire mais sache que je suis là
  • Je comprends et j’accepte que tu préfères éviter cet évènement
  • A tel évènement, il y aura machine qui est enceinte. Si tu préfères ne pas venir, pas de souci, on refera une activité toutes les deux.

Quand nous avons pris le chemin de l’AMP, le plus compliqué dans ma tête a été de gérer l’espoir du bébé couette (« il en suffit d’un ») et l’espoir d’un bébé tout court via la PMA. J’ai eu beaucoup de mal à trouver ma place, je culpabilisais d’être « impatiente » mais en même temps je n’en pouvais plus.  A cette période, voici ce qui m’aurait fait du bien au cœur, à la tête et aux oreilles :

  • Vous avez assez attendu (dit par mon doc, ça m’a fait un bien fou)
  • Tu fais bien de te battre
  • J’admire la force/ le courage dont vous faites preuve (même si à ce moment-là je me sentais plus nulle que tout)
  • Je croise les doigts pour vous
  • Comment vas-tu ? 
  • Je t’écoute 

Nous n’avons vécu qu’un seul échec d’AMP. A posteriori, je réalise la chance immense que nous avons eue mais sur le moment, je ne pouvais pas savoir que la tentative suivante serait la bonne et j’étais terrifiée à l’idée de ne jamais être mère. Le futur était plein d’espoir mais je n’étais pas dans un état qui me permettait de l’entendre. Je ne cherchais ni explications, ni solutions, juste une reconnaissance de la difficulté et de l’injustice de ce que nous vivions. De même, lors de la grossesse et des inquiétudes tritest/ kystes au cerveau, mon  sentiment était le même : désir qu’on reconnaisse mes inquiétudes sans les minimiser. Nul besoin de me parler des solutions, des chiffres et des stats, je les connaissais sur le bout des doigts. Mais par contre, une oreille présente et attentive, une réponse rapide à mes appels à l’aide, c’est ce qui m’a le plus manqué.

  • J’ai appris que tu vivais des moments difficiles. Je suis là si tu veux en parler ou si tu veux te distraire.
  • Je serais aussi super angoissée à ta place
  • Comment vas-tu ?
  • Je suis là. Je croise les doigts pour que tout soit ok.

Voilà donc ma toute petite pierre à l’édifice. Pour conclure, je me permets de republier ce dessin offert par la merveilleuse Zapette et qui résume parfaitement ce dont une pmette en détresse a besoin.

zappette

Le Swap de la Liseuse Hyperfertile recherche sa dernière inscrite

Viiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiite!

Dans ma Liseuse Hyperfertile

Pour cause de nombre impair je fais sur mon blog une dernière relance pour le swap, il nous manque une inscrite pour pouvoir créer 12 binômes. Qui veut nous rejoindre ?

Que du beau monde en perspective pour ce swap. Sont déjà inscrites : MadameOurse, Carotte, Julys, Zazounette, Fivplus4, Marivalou, Tomate, Kalyz, Bibiche, Pmavie, TinkieGinie, Lunatic5784, Biquette, Mam’zelleBulle, Charlie, Simoneattendletrain, Ptibichon, Monpetitoeuf, Miliette, Mespetitesétoiles, Compoteen, Kaymet, MadamePimpin. 

Une grande et belle troupe que je suis fière d’avoir pu fédérer sous le plaisir de la lecture. Mais, mais, mais… c’est plus pratique et plus sympa de partir sur un nombre pair pour que chacune constitue un duo unique avec une autre, j’ai vraiment pas envie de concevoir un trio.

Alors, avis à toutes, il reste une place pour la première qui m’envoie sa fiche d’inscription !

N’hésitez pas à rebloguer mon article, grâce aux reblogs d’hier, certaines ont découvert en dernière…

View original post 30 mots de plus

Et Si

Celui où j’écrivais en cours de DPO

22 octobre

Ce matin, petites pertes de sang. Je ne monitore plus mes cycles mais je sais que mes J1 arrivent souvent un jeudi. Pour la première fois, je ressens une petite pointe de déception.

Par acquis de conscience, je recharge mon application du suivi de règles : surprise, J1 n’est censé arriver que dans 1 semaine. Les vieilles habitudes ne sont jamais loin. Je gogolise « saignements post-ovulation » et tombe sur ceci :

Crampes ou saignement d’implantation

Environ 8 jours après l’ovulation, vous pouvez avoir un spotting d’ovulation, c’est-à-dire quelques gouttes ou traces de sang rosé ou marron, de même que des crampes. Pourquoi ? L’œuf se creuse un nid dans la muqueuse utérine. Vous pourrez également remarquer un léger saignement ou « spotting » aux alentours de la date prévue pour vos prochaines règles.

Et si… Les larmes me montent aux yeux. Le miracle serait-il pour moi ? Et si… je serais tellement mal par rapport à BS2 et BF2. Et si pas… je réalise aujourd’hui que je serais très déçue et que ce nouveau J1 serait douloureux.

24 octobre

Je zieute ma boite à vieux médocs. L’aspégic nourrisson et même le reste d’utrodégueu me font de l’œil. Je me retiens. Je reprends par contre en douce de l’acide folique et je réduis drastiquement ma consommation d’alcool. J’évite les crudités. Une collègue repère mon manège et me fait une petite allusion. Je me retiens d’afficher un grand sourire.

27 octobre

Psychotage, encore et toujours. Je cogite à fond les ballons. Mon cerveau passe du mode  « et pourquoi pas nous » au mode « DNLP a quand même un sacré sens de l’humour » #OuPas. Je n’arrête pas de penser à eux, à leur FIV en cours, à nos DPO qui coïncident. Et si c’était vrai, et si j’étais eux, je me détesterais.

J’essaye de faire abstraction de ce contexte particulier. Quel bonheur ce serait si cette impression était réelle !

J’ai des nausées, je fais une grosse chute de tension. Au-delà du psychotage, j’ai maintenant la certitude que le miracle a eu lieu. Je n’ose pas me mêler aux conversations sur ce sujet sur la blogo et twitto.

28 octobre

Je vérifie discrètement mon stock de TG. Je planifie mon annonce surprise à Biquet. Je me pose des questions existentielles du genre : est-ce ok d’en parler avec ma maman avant Biquet (Biquet est à l’étranger et injoignable).

28 octobre, 18h01 

J1 est là, fidèle au rdv. Je suis trop conne d’y avoir cru.

On est tous la PB de quelqu’un

Celui avec les coups de DNLP

Cet article risque fort d’être décousu, à l’image de mes pensées.

Mon Biquet a 2 frères (BF1 et BF2, faisons dans la simplicité). BF1 et BS1 ont eu leur premier enfant suite à un petit parcours PMA (clomid + chirurgie pour endométriose), leur second est un mi-C1/ mi-accident. Au retour de sa soirée avec son autre frère, Biquet m’annonce entre deux éléments de son menu, que ce dernier et sa compagne sont dans les galères, avec un parcours déjà bien trop chargé (6 yacks perdants). Il enchaîne ensuite une description de ses aubergines farcies, excellentes il paraît (véridique).

A l’heure qu’il est, Biquet dort du sommeil du juste (tout en digérant ses fameuses aubergines). De mon côté, c’est cette nouvelle que je peine à digérer. J’ai une boule à l’estomac et les larmes qui coulent sans que je n’arrive à en identifier la cause exacte. Empathie? Culpabilité? Egoïsme? Un peu de chaque j’imagine…

Ce bref parcours qui s’éloignait peu à peu me revient en pleine face. Je revis la douleur, les doutes, les angoisses, les questions. Je calcule les mois, pour eux, pour nous et j’espère si fort que nos bonnes nouvelles n’ont pas coïncidé avec leurs mauvaises. Je me repasse nos conversations. Je scanne la dernière année à la recherche de mes maladresses. Si j’essaye d’éviter les questions qui blessent et que je parle ouvertement de notre parcours et de mes difficultés à gérer les galères je suis aussi  une maman heureuse, qui ne cache pas son bonheur. J’ai adoré ma fin de grossesse, j’ai souhaité prendre des photos de ce bidon bien rond lors de notre réveillon de Noël familial chez eux. Ils galéraient déjà…

Alors que je vivais dans l’angoisse de ne jamais être maman, j’ai ressenti le besoin de m’isoler, de me protéger en évitant certaines personnes et situations. J’analysais les comportements de toutes les jeunes femmes autour de moi, à la recherche d’indices quant à une future annonce. A posteriori, je réalise que mon « essayeurs-dar » n’était pas si mauvais et qu’il y avait bien du projet bébé dans l’air chez BS et BF2 alors que je scrutais le contenu de leurs verres et assiettes. Selon BF2, eux le vivent « bien ». J’ai du mal à croire que c’est possible et en même temps j’ai honte d’avoir été si faible et « mauvaise » alors qu’au final nous avons eu tant de chance.

En plus de me ramener dans le passé, cette situation me projette dans le futur. Ces derniers temps, j’étais parvenue à lui faire confiance au futur, à me convaincre que les galères étaient derrière nous puisque de 1) je suis (jusqu’à preuve du contraire) « réparée » et de 2) c’était juste une question de « pas de chance » (aka. la théorie Biquettienne). Aujourd’hui, je m’interroge: 3 frères, 3 situations d’infertilité partiellement – peu et pas expliquées. La coïncidence me fait craindre un nouveau coup de DNLP. Mon âge avance et je me rapproche à grands pas de la date qui me fait si peur (les 35 ans – âge qui semble tant compter lors d’un parcours PMA). Nous rêvons toujours d’une famille un peu plus grande, d’un petit frère ou d’une petite sœur pour notre mini-Biquette. Pour autant, nous ne sommes pas prêts. La PMA a abîmé notre couple. Nous avons besoin de temps. Mais les J1 qui se suivent, sans essais calculés mais aussi sans la moindre contraception, prennent une toute autre signification. Et si tout ça n’était pas fini (ou celle qui se plaint de ses problèmes de riche en découvrant plus pauvre qu’elle, frappez-moi).

Ajoutez à tout ça que je suis un gros boulet en terme d’interactions sociales. Je pense être empathique, mais IRL je peine à l’exprimer. Avec en plus une couche de peur de mal faire, vous obtiendrez un cocktail détonnant et surtout très décousu, la boucle est bouclée.

(Notez aussi la crainte d’être découverte ici, dans mon petit cocon auprès de vous)

Bref, un nouveau coup de p*te de DNLP, de si bons parents qui restent injustement sur le quai et une nouvelle fleur de bec de cigogne sur laquelle je pose un visage. Le quai vide n’est malheureusement qu’un rêve naïf…

infini

Vente d’usine N*ukies

Comme promis et pour ceux que ça intéresse 🙂

N_ukies

Deux fois par an, N*ukie’s organise une vente à son usine de Saintes en Belgique. On peut y trouver des vêtements de saison, décorations, linge de lit, peluches, mobilier, poussettes, etc.

La prochaine vente est prévue le vendredi 2 (inscriptions àpd 20h ce jeudi 24/09) et le dimanche 4 octobre (inscriptions àpd 20h ce vendredi 25/09).

Les prix sont très intéressants :

  • Réduction d’environ 30% sur la (les) collection(s) retirée(s) des magasins récemment. Il devrait y avoir la collection Iris et Babette cette année (collection fille avec les chats et l’oiseau) par exemple (je ne suis pas 100% certaine mais c’est ce que j’ai cru comprendre).
  • Réduction d’environ 70% sur les collections plus anciennes
  • Environ 50% de réduction sur les vêtements (18€ le pyjamas au lieu de 39€)

Les ventes sont très courues (en particulier le premier jour – il y a des collectionneurs complètement dingues!) et le mode d’inscription est assez contraignant mais nous n’avons jamais été déçus.

Vous trouverez ici toutes les infos pratiques : http://vente.noukies.com/

Biquet et moi irons très probablement le dimanche matin. Si certains d’entre vous sont intéressés, ça peut être l’occasion d’une rencontre IRL. N’hésitez pas à m’envoyer un p’tit mail 🙂

Introspection

Celui avec le retour en arrière

Ah l’automne ! Après les feuilles, la pluie et les températures, ces derniers jours, ce sont les annonces de grossesses qui se mettent à tomber. Est-ce lié ? Je soupçonne plutôt l’effet « vacances » aka. les gens prennent le temps de ba*ser quand ils sont en congé.

La dernière en date : 19 mois après la naissance de bb1 8 mois et demi post mariage, madame annonce (sur face de bouc, #InternetCEstLeMaaaaal) la venue de bb2 dans 8 mois (oui, chez les fertiles, on annonce sa grossesse dès le pipi à deux lignes). Pourquoi 19 mois me diras-tu ? Rhaaaa on voit que tu calcules pas toi : la crèche ça coute bonbon ; l’école gratuite commence à 2 ans et demi ; le congé maternité dure 3 mois, CQFD ! (19mois + 8 mois restant de grossesse + 3 mois de congé mat = 2 ans et demi)*. Tu l’auras vite compris, malgré une splendide mini-Biquette à la maison, ces annonces font toujours mal, un peu comme une blessure sur laquelle on a mis un beau sparadrap : le magnifique sparadrap trop beau que j’adore protège partiellement contre la douleur, mais quand on appuie, ça fait mal.

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Enfin, tout ça pour te dire que lorsque j’ai parlé de cette annonce à Biquet et qu’il l’a retransmise à BF1 et BS1 (il s’agit d’une connaissance commune), je n’ai pas résisté à l’accompagner d’un commentaire d’utérus défectueux aigri, ce qui a provoqué un blanc. J’ai bien senti que cette remarque n’avait pas été bien perçue. #AuraitMieuxFaitDeTournerSaLangue7FoisDansSaBouche. J’ai aussi eu droit à des commentaires sur mon niveau de sensibilité pendant les galères.

Alors, comme je suis quand même une fille sympa (je crois) et empathique (j’essaye), j’ai lancé la machine à cogitage intense. Ai-je le droit de me comporter en bitch aigrie aujourd’hui ? Et hier, alors que nous galérions encore ? Large question… Ce que je vais te raconter ici est très perso, je ne juge et ne jugerai jamais tout bitchage, sois en rassuré !

Lorsque nous avons annoncé en même temps la grossesse (à 12SA, pas folle la guêpe l’infertile), l’infertilité et la difficulté à gérer certains sujets de conversation, les réactions ont été assez diverses.  Certains ont compris, d’autres moins. Pour ces derniers, c’est de notre faute puisque nous n’avons rien dit (par contre, lorsqu’ils étaient à notre place, la règle était différente #VaTEnComprendre), d’autres n’ont vraiment rien capté (« ben, tu m’as demandé si ma nouvelle copine était jolie, c’est pareil » #Véridique #PasToutCompris #ChercheDésespérémentEmpathieOuCerveau), certains nous évitent depuis (#InfertilitéContagieuse).

Aujourd’hui, je repasse souvent dans ma tête ces situations qui m’ont blessée, je repense à ces amis évités pendant de longs mois (#BordelDeuxEnfantsEnDeuxAnsCEstTropInjuste #MarreQueTuNeParlesQueDeTesGosses), j’essaye de me mettre à leur place. Je réfléchis à mon propre comportement de jeune maman, un peu MILK aussi probablement. J’essaye de limiter les conversations bébé aux contextes « sûrs ». Malgré tout, j’aime parler de ma fille, partager le bonheur qu’elle nous apporte et je dois faire un effort concret pour ne pas crier au monde mon amour pour mon petit bébé. Étais-je en droit de demander à notre entourage pas au courant de faire ces mêmes efforts ? Probablement pas… De l’autre côté, certaines remarques étaient si maladroites et même méchantes que je ne peux pas (encore ?) les excuser.

Dernièrement, je relisais (suis maso) ce fameux article sur nos utérus défectueux. Je ne comprends toujours pas cette haine. Je n’ai toujours pas non plus digéré les remarques « humoristiques » concernant notre incapacité à procréer (venant en plus d’un couple ayant eu un parcours PMA en plus).

Cependant, mes réactions face à des évènements qui m’auraient dévastée il n’y a pas si longtemps ont changé. Lorsque la collègue de mon mari a profité d’un évènement organisé chez nous pour annoncer sa grossesse, j’ai souri (jaune, faut pas pousser bobonne dans les orties non plus). Lorsqu’elle a évoqué la longue attente, j’ai montré un intérêt non feint, puis ai très vite retrouvé mon regard bovin lorsque j’ai compris que son premier enfant n’avait qu’un an et demi. Que veux-tu, le temps est une chose toute relative ma bonne dame.  #RetourDeLaLangueDePute

Avec la grossesse puis la naissance de notre petite puce, nous avons repris contact avec toutes ces personnes que j’avais appris à éviter pour me protéger. L’amitié et les bonnes soirées ont fait leurs grands retours. Aujourd’hui, je suis heureuse que mini-Biquette grandisse avec un cousin un peu plus âgé qu’elle. Pourtant, cette annonce de grossesse avait été si douloureuse.

Les galères ne sont pas oubliées pour autant. L’ombre de la PMA plane au-dessus de nos têtes. L’infertilité, l’angoisse, la douleur et les larmes sont là, tapies quelque part au fond de moi. De temps en temps, elles resurgissent et me tordent le cœur l’espace d’un instant. Très vite, j’énonce à voix haute que je suis maman. Je ne sais pas de quoi le futur sera fait mais à l’heure actuelle, je choisis de profiter à fond de cette merveilleuse chance qui nous a été offerte.

 

*Alors que j’écris cette évidence, je réalise que non ma boss dont le fils a 19 mois n’a probablement pas une gastro comme officiellement annoncé…

Mascara waterproof [+EDIT]

Celui avec le retour au boulot.

Bordel, c’est dur…

Edit: I did it. Et surtout, malgré les nombreuses larmes versées le matin, j’ai au final passé une bonne journée.

Récit de cette journée pas comme les autres

3h20: Plus moyen de dormir. Je pense à cette journée qui m’attend, à cette «séparation» que je redoute depuis des semaines.

5h20: Je me rendors.

5h25: La petite se réveille… Cool on est synchro (ou pas). Je la nourris et je m’immerge dans cette douceur.

7h50: Biquet me dépose au boulot. J’ai chouiné sur tout le trajet. J’embrasse ma petite puce, lui dis combien je l’aime et lui promets d’être bientôt de retour. Elle me fait de grands sourires. Je pleure à chaudes larmes.

7h55: Zut, c’est à quel étage que je travaille moi? 4 ou 5?? Quel boulet je fais…

8h00: Ouf, le bâtiment n’a que 4 étage (que je monterai quand même à pieds afin de ne pas louper mon bureau, des fois qu’il soit au 2 ou 3ème).

Cette aventure m’aura permis de me calmer. C’est déjà ça.

Ma collègue de bureau m’accueille chaleureusement, me demande comment je vais (la question piège du jour). Je chiale.

J’allume mon PC et y trouve un petit mot déposé par ma chef pour me souhaiter un bon retour et plein de courage pour cette journée difficile (note: toutes les C1 ne sont pas des MILK). Je chiale.

Mes collègues passeront tous me souhaiter un bon retour et me demander comment je vais. J’ai 18 (super) collègues. J’ai chialé autant de fois 😀

9h30: première réunion scientifique de la journée. Wow, il est quand même cool mon job. J’avais oublié à quel point j’y prenais du plaisir avant mon congé maternité.

A partir de là, tout est allé mieux. Certes la séparation est douloureuse. Aujourd’hui encore (je vous écris depuis le bus) j’ai une boule à l’estomac et les yeux qui piquent quand je pense à ma petite puce. Mais. Je ne suis pas qu’une maman. J’aime mon métier et mon job. J’ai la chance de pouvoir combiner ces deux aventures.

17h30: je retrouve ma petite puce. Je la nourris. Ahhhh cette douceur 🙂

Merci à vous toutes de m’avoir encouragée et soutenue dans cette journée si particulière.

Mon ange gardien

Il y a un peu moins d’un an, je vous parlais de cette dame, ma petite coiffeuse à qui, sur une impulsion inexplicable, je confiais ce tout début de vie en moi, encore tenu secret. A son tour elle me confiait son parcours PMA malheureusement infructueux.

Aujourd’hui j’ai appris le décès de cette belle personne, d’une maladie inexpliquée et foudroyante, le jour de la naissance de ma mini-Biquette.

La nature est décidément une belle p@te… (et le @ n’est certainement pas un «o»)

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